Assurance-vie: nouvelles règles pour les bénéficiaires des contrats
La procédure d’acceptation du bénéfice d’un contrat d’assurance-vie vient d’être complètement modifiée. Tout a été fait pour que le souscripteur ne soit pas piégé et qu’il reste, en toute situation, maître de son contrat.
L’acceptation du bénéficiaire bloquait le contrat
La loi était ainsi faite, qu’une fois que le bénéficiaire avait accepté le bénéfice du contrat, son titulaire pouvait se retrouver purement et simplement dépossédé. Il ne pouvait plus alors changer de bénéficiaire, ni même demander des avances ou faire des retraits sur son contrat sans l’accord de son encombrant bénéficiaire. Quand ils s’entendaient bien pas de problème, mais dans le cas contraire… L’acceptation du bénéfice pouvait donc avoir comme conséquence de figer le contrat.
Tout change avec la nouvelle loi
Tout change avec la loi « permettant la recherche des bénéficiaires des contrats d’assurance sur la vie non réclamés et garantissant les droits des assurés », publiée au journal officiel, mardi 18 décembre 2007. Quand un bénéficiaire accepte le bénéfice du contrat, l’assuré est forcément informé et ils doivent ensemble signer un avenant au contrat. Si un bénéficiaire souhaite accepter un contrat, mais que son titulaire ne le souhaite pas, il lui suffit de ne pas se présenter au rendez-vous ou en tout cas de refuser de signer l’avenant. Le bénéficiaire ne pourra donc plus accepter le contrat contre la volonté de son titulaire.
Plus de rachat ni d’avance sans l’accord du bénéficiaire acceptant
Le législateur a également inscrit dans la loi les conséquences de l’acceptation. Une fois le bénéfice du contrat accepté, les rachats et les avances sont interdits si le bénéficiaire acceptant ne donne pas son accord expresse à ces opérations.
Une entrée en vigueur immédiate
Tous les contrats en cours et pour lesquels aucune acceptation du bénéfice n’a encore eu lieu, sont dès la publication de la loi _ soit dès le mardi 18 décembre _, soumis à ces nouvelles règles. Un bénéficiaire ne peut donc plus accepter un contrat d’assurance-vie sans avoir obtenu l’accord du titulaire, celui-ci étant matérialisé par la signature d’un avenant tripartite (assureur, titulaire et bénéficiaire du contrat). Des règles qui clarifient largement la matière et permettront peut-être de réduire le nombre des contrats non réclamés ou dits « en déshérence ».
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